Autrefois la Cour de la Morinière, ancien château dont il ne reste plus aucun vestige. Le château actuel de la Morinière, élégante construction consistant en un corps de bâtiment décoré aux angles de 4 sveltes tourelles ne remonte pas au-delà de 1850. C'est Mr Bourcier actuellement propriétaire de la Morinière qui l'a fait élever sur le coteau formant la rive gauche du Beuvron, environ à 600 m du bourg. Au commencement du siècle on voyait encore les ruines de l'autre château, une tour seulement situé au lieu où s'élève aujourd'hui la ferme de la Basse Morinière. En 1414, la terre de la Morinière appartenait à la famille Lecomte, puis en 1493, à René de Pouillé, marié à Jeanne Lecomte, et en 1609, à la famille Frain du Tremblay. En 1691 Jacques Frain prêtre, sieur du Tremblay et de la Morinière par son testament du 8 Juin fondait à perpétuité dans l'église paroissiale de St Pierre d'Andrezé pour chaque jeudi de l'année une messe à voix basse de l'office du St Sacrement pour être jointe à la chapelle de St Jacques fondée dans l'église. Il donnait aussi à perpétuité pour être distribué aux pauvres de la paroisse d'Andrezé à chaque anniversaire de son décès le pain d'un septier de blé. Les assises pour rendre les obéissances féodales et faire les actes de foi et hommages au seigneur de la Morinière furent tenues à la cour de la Morinière, le 6 novembre 1790. En 1745, la Morinière appartenait à Messire Jean-Augustin René Frain, seigneur du Tremblay et de la Morinière conseiller du Roi, lieutenant particulier criminel et assesseur civil à la sénéchaussée et siège présidial d'Angers et en 1782, à Catherine Frain, femme de Messire Louis François Lucet Seigneur de la Romanerie. Arrentée de Joseph Jean de Dieusée Mr Retailleau en 1813, la terre de la Morinière passe par alliance en 1848 à Mr Cyr Charles Bourcier chevalier de la légion d'Honneur, conseiller à la cour d'Appel d'Angers. Les seigneurs de la Morinière présentaient à leur chapelle de St Jacques fondée dans l'église de St Pierre d'Andrezé. La Morinière, hameau en 1730, Maître Thomas compère, curé du Pin-en-Mauges, percevait sur les métairies de la Morinière et de la Farinière, une rente foncière de 8 boisseaux de blé seigle, le curé d'Andrezé une d'un septier et demi. Maître Thibault curé de Notre Dame de Montfaucon, et chapelain de la chapelle de notre-dame, desservie dans l'église de St Germain levait aussi les dîmes et les prémices sur les dites métairies qui autrefois devaient encore une rente foncière de 4 boisseaux de blé seigle, mesure de Beaupréau à la commanderie de Villedieu. Le sieur Claude Cormeau notaire de la Baronnie de Montfaucon percevait également une rente foncière de 16 boisseaux de blé seigle le dernier boisseau comble le reste, les métairies de la Morinière, de la Farinière.
Morinière (la), f., Commune d'Andrézé, à 600 mètres du bourg. Anc. maison noble, appart, en 1414 à la famille Paulmier, puis à la famille Lecomte, en 1493 à René de Pouillé, mari de Jeanne Lecomte, et depuis les premières années au moins du XVIIe s. à la famille Frain jusqu'à la Révolution. Convertie en ferme, elle gardait jusqu'à ces derniers temps des restes de tours, qui ont disparu dans la reconstruction. La terre arrentée de M. de Dieusie en 1813 par M. Rétailleau, est advenue par alliance à M. Ch. Bourcier en 1848, qui y a fait batir sur le coteau un élégant château décoré aux angles de quatre sveltes tourelles.
Morinière (La), ham., Commune d'Andrezé. Anc. maison noble, ayant appartenu à la famille Paulmier 1414, puis à la famille Lecomte, à René de Pouillé mari de Jeanne Lecomte 1493, du XVIème siècle à la Révolution à la famille Frain. La terre, arrentée de M. de Dieusie par M. Retailleau advint par alliance en 1848 à M. Ch. Bourcier, qui fit bâtir sur le coteau un château dans le goût de l'époque, cantonné de quatre tourelles.
| Année | Nom | Montant | Notes |
|---|---|---|---|
| 1675 | Jacques Clémot, laboureur à 2 bœufs | 120 livres | |
| 1675 | Louis Huteau et autres exploitants en ?? dudit lieu, laboureurs à 2 bœufs | 30 livres | Le seul Louis Huteau vu dans les actes d'Andrezé à cette période est aux Chupelleries. Peut-être travaillait-il aussi au Chateau de la Morinière |
| 1675 | Mathurin Chupin , laboureur à 2 bœufs | 38 livres 10 sols | |
| 1716 | Jacques Renou, laboureur | 167 livres | |
| 1716 | Mathurin Allaire, laboureur | 105 livres 16 sols |